Chers collègues,

Il demeure difficile de comprendre l’information sur les effectifs médicaux et d’assurer une planification efficace pour répondre aux besoins des patients en matière de soins spécialisés. Divers associations nationales de spécialistes (ANS), organismes de médecins et gouvernements étudient ces questions depuis longtemps, avec plus de succès.

Le Dialogue sur les ressources humaines de la santé du Collège royal et des ANS tenu vendredi dernier, au Collège royal, a permis de discuter des progrès réalisés dans la collecte et la modélisation des données sur les effectifs médicaux ainsi que dans l’utilisation de ces données pour assurer une meilleure planification.

Des représentants de 21 associations nationales de spécialistes et de huit organisations nationales ont participé à la rencontre. Plus que jamais, il est clair que nous devons travailler de façon concertée pour que ces prévisions soient justes.

J’ai voulu profiter de ce message pour vous informer des travaux ressortis des présentations

  • de l’Association canadienne de rhumatologie,
  • de l’Association canadienne des médecins d’urgence,
  • de l’Association canadienne de gastroentérologie,
  • du Répertoire canadien sur l’éducation post-MD (RCEP),
  • du Comité consultatif sur la planification des ressources médicales,
  • de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Voici un aperçu des discussions tenues lors de cette rencontre.

Vos commentaires ou questions sont toujours les bienvenus. Vous pouvez aussi m’écrire à l’adresse dg@collegeroyal.ca.

Recevez mes sincères salutations.

Andrew Padmos, BA, MD, FRCPC, FACP

Directeur général


POINTS DE DISCUSSION GÉNÉRAUX

Cette liste comprend certains défis communs qui nuisent à notre compréhension des enjeux liés à la main-d’œuvre médicale spécialisée, et qui compliquent la planification. Je tiens à remercier notre équipe des Politiques de la santé, qui a aidé à préparer ce résumé.

Lien rapide – passer aux diapositives des présentations

  • Multiples sources de données : Chaque source de données comporte ses forces et ses faiblesses, et contribue à différentes interprétations des effectifs médicaux.
  • Complexité des données : Chaque source de données recueille des éléments de données dont l’exactitude et l’exhaustivité varient; p. ex., temps plein ou temps partiel, actif ou retraité, rémunéré à l’acte ou autrement, autorisé ou non, officiellement certifié dans une spécialité ou non. Différents aspects sont inclus dans les bases de données selon ce pour quoi elles ont été conçues.
  • Manque de normalisation : Les définitions des sources de données ou l’évaluation des sorties de données ne sont pas normalisées. Ceci remet en question la qualité des données; p. ex., les données sur les barèmes de facturation et d’honoraires ne permettent pas toujours de mesurer avec fiabilité les effectifs médicaux et leur charge de travail; certains spécialistes facturent sous différents titres ou fonctions, les honoraires sont perçus différemment selon le contexte, etc.
  • Définir les populations à étudier : Les ANS ont souvent de la difficulté à définir leurs effectifs; p. ex., dans certains cas, des spécialistes exécutent des tâches générales qui ne sont pas propres à leur discipline; de plus, les rôles cliniques vs universitaires exercés dans une même spécialité peuvent être différents.
  • Quelle est la meilleure façon de recueillir des données? Les sondages sont souvent l’approche adoptée par défaut. La détermination des listes d’envoi et la diminution du taux de réponse figurent parmi les faiblesses de cette approche. Là encore, le manque de normalisation, notamment dans la définition des régions géographiques, des domaines spécialisés, de la charge de travail, des méthodes de rémunération, rend la tâche encore plus difficile.
  • Accès aux sources de données : Il n’est pas toujours possible d’avoir accès à l’ensemble des données; p. ex., il est soit difficile soit impossible d’obtenir les données sur les populations et sur les résultats.
  • Présentation des données : La présentation des données doit être adaptée à l’auditoire; p. ex., les publications révisées par des pairs peuvent aider à éviter le scepticisme dans certains cas, mais les médias et le public désirent que les données soient présentées plus simplement.
  • Aspects négligés : Les chiffres ne disent pas tout; p. ex., les données ou chiffres peuvent être mal interprétés ou ne pas être compris sans tenir compte du contexte des médecins en exercice et de leur point de vue sur les enjeux de la profession.
  • Retraite : Les données disponibles sur les départs à la retraite des médecins ne sont pas exactes; elles sont pourtant un facteur important dans la planification. Souvent, les mesures provenant d’autodéclarations ne sont pas fiables. De nombreux médecins ne prennent pas leur retraite au moment où ils avaient prévu de le faire. Il y a lieu aussi de déterminer comment le retrait de la pratique professionnelle peut se faire, en permettant toutefois à ces médecins d’agir à titre de mentor ou de consultant dans des cas spéciaux.
  • Main-d’œuvre dans les régions rurales/urbaines : Nous avons besoin de plus d’information pour comprendre les problèmes liés à la répartition de la main-d’œuvre (il n’est pas toujours facile de trouver le bon candidat pour combler un poste) et trouver de possibles façons de les régler (p. ex., possibilités de formation, améliorer le processus pour faire connaître les postes disponibles).
  • Études en solo ou en groupe : Actuellement, on s’attend souvent à ce que les associations nationales de spécialistes mènent leurs propres recherches, et les ressources dont elles disposent varient. Les grandes associations ayant les moyens de mener à bien des recherches ont-elles un meilleur accès à de nouveaux postes de formation?

En dépit de ces défis, tous les participants ont reconnu la nécessité pour les ANS et les organismes de médecins d’agir de façon concertée afin d’adopter une approche plus rigoureuse favorisant la collecte, la définition et la présentation des données. Le travail de collaboration contribuerait à alléger certains des défis précités. Les consultations se poursuivent sur la voie à suivre.

PRÉSENTATIONS (EN ANGLAIS SEULEMENT)

Répertoire canadien sur l’éducation post-MD (RCEP) Découvrez les tendances observées par le RCEP et les données sur l’emploi. (Remarque : Cette présentation comprend une mise à jour du comité consultatif sur la planification des ressources médicales) [PDF]
Association canadienne de rhumatologie Apprenez-en davantage sur l’étude intitulée « Stand up and be counted » (2015). Selon ce qui en ressort notamment, il n’y aurait pas assez de rhumatologues actuellement, et la situation pourrait s’aggraver dans les 10 prochaines années. [PDF]
Association canadienne des médecins d’urgence Consultez les principales constatations formulées par le Groupe de travail collaboratif sur l’avenir de la médecine d’urgence au Canada. Vous y trouverez un profil des urgentologues ainsi qu’un aperçu de leur répartition et du manque d’effectifs. [PDF]
Association canadienne de gastroentérologie Découvrez les défis particuliers liés à la recherche de sources de données fiables sur les ressources humaines dans cette spécialité. Consultez aussi la voie à suivre proposée. [PDF]
Institut canadien d’information sur la santé L’approche statistique adoptée dans cette présentation saura intéresser ceux qui aiment les mathématiques. Elle a été conçue pour mieux dresser le profil des champs de pratique et des modèles de pratique. [PDF]