La lauréate de notre prix en santé des Autochtones de 2016 est une chirurgienne ojibwa

Chers collègues,

Nous célébrons aujourd’hui la Journée nationale des Autochtones.

« C’est une occasion spéciale de souligner, pour tous les Canadiens, le patrimoine unique, la diversité culturelle et les réalisations remarquables des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La Constitution canadienne reconnaît ces trois groupes comme peuples autochtones. » [Source : Affaires autochtones et du Nord Canada ]

C’est aussi l’occasion rêvée pour faire l’annonce de la deuxième lauréate de notre prix en santé des Autochtones!

Le Prix Dr Thomas Dignan en santé des Autochtones du Collège royal figure parmi nos prix les plus récents. Il a été créé en 2014 en l’honneur du Dr Dignan, O.Ont., BScN, et souligne sa détermination afin de mettre fin aux inégalités dans la prestation des soins aux peuples autochtones du Canada, de leur assurer un meilleur accès aux soins et l’équité des services médicaux.

J’ai fait la connaissance de Tom à ma première année en médecine à l’Université McMaster. Il habitait près d’un bon ami et compagnon d’études, et je me suis lié d’amitié avec lui par la suite. J’appréciais énormément nos conversations, qui, ai-je appris plus tard, ont eu une grande influence sur sa décision de faire carrière en médecine. J’ai suivi ses réalisations avec un grand intérêt au fil des ans. Ce prix national est remis à des médecins, qui, comme lui, font preuve de zèle et de dévouement dans la recherche acharnée de la justice pour la population autochtone du Canada.

Notre lauréate de 2016, la Dre Nadine Caron, MPH, FRCSC

Dre Nadine Caron, MPH, FRCSC

  • Chirurgie générale et endocrinienne
  • Professeure agrégée, Département de chirurgie, Faculté de médecine (programme de médecine du Nord), Université de la Colombie-Britannique
  • Codirectrice et cocréatrice, Centre d’excellence en santé des Autochtones de l’Université de la Colombie-Britannique
  • Professeure agrégée, Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University

La Dre Caron est Anishnawbek de la Première nation Sagamok. Elle pratique la chirurgie oncologique à Prince George (C.-B.), et est professeure agrégée au Département de chirurgie de la faculté de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique (programme de médecine du Nord). Diplômée en médecine de la même université, elle a suivi un stage de perfectionnement en oncologie chirurgicale des glandes endocriniennes, puis elle a obtenu une maîtrise en santé publique. Lisez la biographie complète de la Dre Caron sur notre site Web…

La Dre Caron est une chirurgienne, une enseignante et un exemple incroyable pour ses collègues, pour la communauté autochtone et surtout, pour les femmes autochtones. Nous avons reçu de nombreuses lettres de candidature très élogieuses à son sujet.

Un membre de notre équipe des Communications l’a récemment rencontrée et j’estime que des extraits de cet entretien méritent d’être publiés intégralement. Même si ses accomplissements sont éloquents, les extraits suivants prouvent sa passion pour son travail.

Première femme autochtone diplômée de la Faculté de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique

« On désire souvent connaître mes impressions, en tant que première femme autochtone diplômée de la Faculté de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique, et cela compte beaucoup; si j’ai été la première, c’est en raison de notre situation au sein de la société canadienne, non parce que j’étais spéciale. Je pense que cela en a amené plusieurs à réfléchir à la nécessité d’accroître le nombre de femmes, de médecins et de chirurgiens des Premières Nations ainsi que la représentation des peuples autochtones chez les professionnels de la santé au Canada. »

Ce qui nourrit sa passion afin d’améliorer le réseau public de la santé

« J’utiliserai l’analogie suivante : le chirurgien est parfois celui qui tire une personne de la rivière et la sauve éventuellement de la noyade et c’est fantastique, mais il faut parfois aller en amont de la rivière pour comprendre pourquoi ces personnes tombent dans la rivière. J’ai réalisé que si je pouvais sortir de cet éventail d’activités cliniques et me consacrer à d’autres domaines en santé publique, au mentorat et à l’enseignement, je pourrais mieux comprendre la cause de notre recul en tant que société, et contribuer à corriger la situation. »

Son conseil aux jeunes Autochtones

« Quel conseil pourrais-je donner à un jeune Autochtone qui vit au Canada? Il y en a plusieurs, mais d’abord et avant tout, de croire en lui. Il ne doit jamais s’écarter de ses convictions, de ses rêves et de ses aspirations. Trop de gens lui diront que ce sera trop difficile, qu’il ne sera pas en mesure de le faire. Il ne doit jamais être de ceux qui tiennent ce genre de discours. »

Je suis fier de constater que le Collège royal contribue à l’avancement des objectifs en santé des Autochtones par l’entremise de son Comité consultatif sur la santé des Autochtones. En novembre dernier, nous avons organisé une rencontre historique afin de discuter des appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada. Le Collège royal s’est joint à d’autres partenaires de l’Indigenous Health Alliance. Ensemble, nous susciterons des interventions pour donner suite aux recommandations qui ont été formulées en matière de santé. Notre Comité consultatif sur la santé des Autochtones étudie maintenant les objectifs et les livrables liés à ces travaux. J’espère donner d’autres nouvelles bientôt.

Notre système de santé a de la chance d’avoir la Dre Caron dans ses rangs, ainsi que d’autres intervenants qui luttent contre les stéréotypes, accroissent la sensibilisation et améliorent les systèmes de soins de santé. Nous sommes fiers de lui décerner ce prix.

Recevez mes sincères salutations.

Andrew Padmos, BA, MD, FRCPC, FACP
Directeur général