Chers collègues,

Le débat sur les politiques de la santé s’est étendu depuis quelques années alors que les médecins et les décideurs cherchent à bien cerner le processus d’innovation qui mène à l’émergence de nouvelles technologies, ainsi que les avantages ou les inconvénients potentiels du recours aux technologies dans l’exercice de la médecine et la formation médicale.

Un message que je vous ai adressé en septembre dernier signalait qu’en réalité, nombre de technologies produites de nos jours sont destinées plus particulièrement au marché de la consommation plutôt qu’aux grandes entreprises. Pensez aux téléphones intelligents, aux écrans tactiles, aux tablettes, et même à l’Internet. Ce fait soulève des questions d’importance pour les Associés, à savoir quelle serait la meilleure utilisation de ces technologies dans l’enseignement et la pratique, et quelles pourraient être les conséquences pour les normes et règlements du Collège royal, de même que pour la sécurité des patients, une éventuelle introduction de produits axés sur le consommateur dans la formation médicale et l’exercice de notre profession.

Il est toutefois certain que les innovations technologiques transformeront notre vie professionnelle. Et c’est déjà fait, en ce qui concerne certains aspects, pour de nombreux médecins.

Les experts confirment ce que nous tenons pour vrai

Nous avons récemment consulté deux experts dans le domaine de l’innovation et de la technologie médicales, les professeurs Wojtek Michalowski et Craig Kuziemsky, pour mieux comprendre les possibilités, les défis et d’autres incidences des technologies médicales novatrices. Les professeurs sont d’avis que les technologies qui ont une utilité en médecine devraient, en règle générale, être adoptées non seulement par les médecins en exercice, mais aussi par le système d’éducation médicale.

Mais comment, et dans quelle mesure? Et comment pouvons-nous être sûrs que les technologies émergentes répondent aux besoins de la pratique des spécialistes?

À l’instar du Collège royal, les professeurs sont convaincus de la nécessité d’un leadership sur deux fronts : ceux de l’exploration des meilleures utilisations des technologies disponibles dans notre système médical et de la collaboration avec l’industrie afin d’assurer qu’elle crée les nouvelles technologies dont les spécialistes ont le plus besoin. Ils m’ont également rappelé que la nature abhorre le vide; si le Collège royal n’exerce pas un rôle de leadership relativement à cette question complexe, un autre organisme s’en chargera. J’en conviens tout à fait.

Lancement d’un groupe de travail sur la technologie en novembre 2013

En septembre dernier, j’ai annoncé que le Collège royal allait créer un groupe de travail sur l’innovation et la technologie, qui serait placé sous la gouverne de la Dre Susan Brien, notre directrice, Recherche, Innovation et Érudition. Nombre d’Associés se sont proposés lors de notre appel pour des volontaires, et nous avons profité de cette occasion pour préparer le terrain pour le groupe de travail en procédant à des entrevues avec les répondants au sujet des lacunes qu’ils perçoivent dans la technologie médicale, de même que sur des façons de combler ces lacunes.

J’ai le plaisir de vous annoncer que le lancement officiel du groupe de travail aura lieu au début de novembre, juste avant notre Sommet de simulation annuel. Lorsque le groupe de travail entreprendra officiellement ses activités, nous inviterons des acteurs de l’industrie de l’innovation et de la technologie médicales à nous renseigner sur les tendances en recherche et développement. Nous collaborerons avec nos partenaires de l’industrie afin de mieux être en mesure de déterminer les technologies qui seront les plus efficaces dans la pratique des spécialistes et pour nous informer des technologies émergentes les plus susceptibles d’être produites à court et à long terme. À partir de là, notre groupe de travail orientera nos partenaires de l’industrie du point de vue de la médecine spécialisée, les informant sur les technologies qui comblent effectivement les lacunes que nous avons décelées et sur celles qui ne sont pas mises au point suffisamment rapidement.

Nous recrutons 15 Associés pour former le groupe de travail, et il reste encore quelques places. Si vous souhaitez participer, veuillez me le faire savoir directement par courriel à dg@collegeroyal.ca. Au fil de l’avancement des travaux du groupe, nous présenterons des comptes rendus aux Associés afin que chacun puisse avoir la possibilité de prendre part au débat.

Pour conclure, je vous demanderais de réfléchir à une question importante concernant l’innovation et la technologie. Entre autres, quel rôle le Collège royal devrait-il assumer quant à l’innovation et la technologie pour appuyer votre pratique? Comme d’habitude, je vous invite à utiliser la fonction de blogue pour exprimer vos commentaires à propos de cette question ou de tout autre sujet qui vous tient à cœur.

Recevez mes sincères salutations.

Andrew Padmos, BA, MD, FRCPC, FACP
Directeur général